+++Finalement je n'ai pas eu le temps de te regarder dans le fond de tes yeux, de te dire simplement, mais sincèrement, la pureté de mes sentiments, de mon amour et de la grandeur de cet amour. Je t'aurais chuchoté que j'aimais tout de toi. Tes manies, dont je me moquais, ta façon d'oublier tes soucis, et de me les cacher, je trouvais cela adorable, j'aimais tes habitudes, et ta façon de penser que tout ira bien. Ca me rassurait, de me dire que demain tu serai encore là quoi qu'il advienne de moi, ou de nous deux. J'ai pas eu le temps de te dire que tu étais pour moi, comme une évidence, la seule chose d'indubitable. Mais je dois avouer que j'avais peur que mes mots sonne creux, alors maintenant qu'il n'y a plus que ma page blanche et moi, je t'écris tout cela. Alors, sache que j'aurais voulu te dire que tu as été pour moi, un bonheur ultime, que la douceur de ta peau était inégalable a mes yeux, que tes yeux sont de loin les plus beaux et les plus révélateur que j'ai jamais rencontré. J'aimais aussi, te regarder, longuement lorsque je me réveillais a tes cotés, lorsque je te voyais sourire dans ton sommeil, j'imaginais tes rêves et espérais être la raison de ton sourire. J'aimais caresser doucement ton visage a peine rasé et te dire que ça pique, juste pour t'embêter. J'aimais ça, nos petites chamailleries d'enfants et nos duels idiots. C'était pour toi, mon amour, que je vivais, pour ta voix qui me berçait, pour tes doigts qui m'effleuraient. Et j'aimais ça, tu sais, j'aimais ça, te voir croquer ta vie a peine dents et me faire mordre dedans. J'aimais voler dans ton assiette et jamais finir la mienne, c'est idiot, mais tu avais ce regard qui me faisait rire dans ces moments là... Tous ces moments, doux et plein de passion, j'y croyais tu sais, j'croyais en nous. J'avais envie d'y croire.
Il ne me reste aujourd'hui, que ta correspondance.
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